L'intelligence artificielle en gestion d'actifs et private equity La responsabilité fiduciaire reste chez l'associé qui signe.

L'IA entre dans le sourcing, les due diligences, les mémos d'investissement et le reporting aux LP. Les données non publiques, les listes de cibles et les analyses du comité transitent vers des plateformes dont la société de gestion maîtrise rarement la juridiction et la chaîne de sous-traitance. VEIA.AI aide les associés à décider de ce qui s'engage, à quelles conditions, et à le documenter devant les LP et le régulateur.

Pour
Associés, comité d'investissement, direction
Structures
Sociétés de gestion, fonds de private equity mid-cap, France et Suisse
La mission
Le cadrage IA, en deux à trois semaines
Votre société de gestionUsages de l'IA
Comité d'investissement Sourcing Due diligence Data room Mémos Valorisation Scores ESG Reporting LP Portefeuille
Usages encadrésUsages à examinerIllustration de principe

Ce que l'on observe dans les sociétés de gestion

L'adoption de l'IA dans la gestion d'actifs s'accélère, des deux côtés de la frontière. Les régulateurs mesurent un usage étendu, appuyé sur des solutions extérieures.

90 %
des acteurs des marchés financiers interrogés par l'AMF utilisent l'IA ou prévoient de le faire dans les douze mois (février 2026)
54 %
ont déjà des cas d'usage d'IA en production (AMF, février 2026)
50 %
des quelque 400 établissements interrogés par la FINMA utilisent l'IA ou développent leurs premières applications (avril 2025)
91 %
de ces utilisateurs recourent aussi à l'IA générative ; la FINMA relève une dépendance croissante aux grands fournisseurs (avril 2025)

Sources : AMF, étude sur l'usage de l'intelligence artificielle par les acteurs des marchés financiers, 100 acteurs, 2 février 2026 (AMF) ; FINMA, enquête sur l'usage de l'IA, 24 avril 2025 (FINMA).

L'AMF observe que de nombreux acteurs s'appuient sur des solutions clés en main de fournisseurs non européens. Les grandes maisons de gestion ont internalisé des assistants dans des environnements qu'elles contrôlent. Les sociétés de gestion mid-cap s'en remettent le plus souvent à des outils SaaS tiers ou à des assistants grand public, et leurs associés portent la responsabilité fiduciaire d'outils dont ils maîtrisent rarement l'architecture et le traitement des données.

Dans les équipes, les analystes utilisent déjà des modèles publics pour préparer les mémos d'investissement, résumer une data room ou structurer une note de comité. La question qui se pose aux associés porte sur la décision : ce qui peut transiter vers un outil, avec quelles garanties, et qui en répond.

Les situations qui amènent une société de gestion à faire appel à VEIA.AI

  • Des analystes utilisent des assistants grand public pour structurer des mémos ou résumer des data rooms, et les associés veulent reprendre la main.
  • Une plateforme de deal flow ou de data room active des modules d'IA intégrés, et il faut décider de ce qu'on y autorise.
  • Le comité d'investissement s'appuie sur des analyses produites en partie par l'IA, sans règle écrite.
  • Un LP, un co-investisseur ou le régulateur demande comment l'IA est utilisée dans le processus d'investissement.
  • Les sociétés du portefeuille déploient l'IA, et la société de gestion veut en faire un sujet de gouvernance à leur conseil.
  • En Suisse, la communication FINMA 08/2024 appelle un inventaire des applications et une gouvernance documentée.
Dans une société de gestion, l'IA entre par les équipes d'analyse et par les plateformes. La décision d'investissement reste celle des associés.

Le cadrage IA de la société de gestion

La mission que VEIA.AI propose aux associés. Elle part des décisions à prendre et aboutit à une politique IA validée par le comité des associés.

Durée
Deux à trois semaines
Avec
Les associés et la direction
Aboutit à
Une politique IA validée par le comité des associés
1

Fixer le périmètre

Avec les associés, VEIA.AI arrête les étapes concernées : sourcing, due diligence, comité d'investissement, valorisation, ESG, reporting aux LP.

2

Cartographier

Des entretiens avec l'équipe d'investissement, le middle office, la conformité et les prestataires informatiques. VEIA.AI établit une cartographie décisionnelle des usages, des outils, des données et des dépendances, avec leur exposition extraterritoriale.

3

Arbitrer

Une séance du comité des associés, préparée par VEIA.AI, sur les options et leurs conditions. La politique IA et les procédures du comité d'investissement suivent.

Une demi-journée

Pour une première lecture avant d'engager la mission, les associés peuvent commencer par le Rendez-vous conseil. Le traitement du shadow AI et la séance des associés peuvent précéder la mission ou s'y intégrer.

VEIA.AILa préparation des décisions de gouvernance de l'IA : cartographie, options, arbitrages, animation de la séance, rédaction de la politique.
La société de gestionLes décisions, prises par les associés. La conformité et le contrôle interne conservent leurs prérogatives ; les prestataires informatiques assurent l'intégration des outils.

Six risques que les comités d'investissement ont à formaliser

Chacun appelle une décision écrite des associés.

  • 01

    Information privilégiée et agents autonomes

    Apollo Research a montré en 2023, dans une simulation, un agent fondé sur GPT-4 qui, sous pression de rentabilité, exploitait une information confidentielle de fusion puis la dissimulait à ses superviseurs. Un fonds qui relie un modèle à des bases contenant des informations privilégiées s'expose à ce scénario.

  • 02

    Shadow AI dans les équipes d'analyse

    L'analyste qui colle l'EBITDA prévisionnel d'une cible dans un assistant grand public engage l'accord de confidentialité signé avec le vendeur et peut exposer des informations privilégiées. Une charte écrite seule laisse ces usages en place.

  • 03

    Exposition extraterritoriale

    DealCloud, Datasite, Affinity ou eFront relèvent de groupes américains. Le 10 juin 2025, devant une commission d'enquête du Sénat, le directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France a déclaré ne pas pouvoir garantir que des données de citoyens français ne seraient pas transmises aux autorités américaines.

  • 04

    Valorisations et auditabilité

    L'IA sert de plus en plus à simuler des scénarios de sortie et à ajuster les valorisations. Face à un LP, un auditeur ou un régulateur, le gérant doit expliquer le comportement du modèle. Une valorisation produite par une boîte noire fragilise la NAV.

  • 05

    Scores ESG et SFDR

    Les sociétés non cotées publient peu de données ESG. Les scores produits par traitement automatique du langage héritent de biais géographiques et médiatiques. Confier l'éligibilité SFDR à un modèle opaque expose le comité à un risque d'écoblanchiment.

  • 06

    Données personnelles des cibles

    La due diligence traite des données de dirigeants, de rémunérations et de contrats individuels. Les transférer vers un outil d'IA générative sans base légale active le RGPD en France et la nLPD en Suisse, avec des amendes pénales personnelles jusqu'à 250 000 francs.

En Suisse : la place financière et la FINMA

Dans sa communication 08/2024 du 18 décembre 2024, la FINMA précise ses attentes en matière de gouvernance et de gestion des risques liés à l'IA : inventaire des applications, responsabilités définies, explicabilité, contrôles indépendants et maîtrise des externalisations. Son approche reste proportionnée aux modèles utilisés.

Les gestionnaires soumis à la LSFIN et à la LEFIN répondent de l'adéquation de leurs recommandations, y compris lorsqu'un outil d'IA les prépare. La nLPD vise personnellement les responsables. L'hébergement des données en Suisse laisse entière la question de la juridiction du fournisseur : la maîtrise des clés de chiffrement en est le point décisif.

FINMA 08/2024LSFINLEFINnLPD
La gouvernance IA en Suisse

En France : l'AMF et l'AI Act

L'AMF a documenté en février 2026 l'adoption de l'IA par les acteurs des marchés financiers et pointé la gouvernance, la protection des données et la dépendance à des fournisseurs non européens. Les sociétés de gestion utilisent l'IA le plus souvent en déployeur, sous l'AI Act, le RGPD et le droit du travail.

VEIA.AI conseille des dirigeants des deux côtés de la frontière, depuis Colmar. Chaque intervention part de l'organisation réelle de la société de gestion et de son processus d'investissement.

AMFAI ActRGPDSFDR
La gouvernance IA

Questions des associés et des directions

Qu'est-ce que la gouvernance de l'IA dans une société de gestion ?

La gouvernance de l'IA dans une société de gestion désigne la manière dont les associés décident des usages de l'intelligence artificielle dans le processus d'investissement : quels outils, quelles données, quelles étapes, avec quelle supervision humaine documentée, et qui en répond devant les LP et le régulateur.

Un analyste peut-il utiliser un assistant grand public sur une data room ?

Les documents d'une data room relèvent le plus souvent d'un accord de confidentialité et peuvent contenir des informations privilégiées. Leur usage dans un outil d'IA appelle une décision des associés : outil autorisé, données admises, conditions d'hébergement et de conservation.

Que demande la FINMA aux gestionnaires suisses ?

La communication FINMA 08/2024 du 18 décembre 2024 précise les attentes en matière de gouvernance et de gestion des risques liés à l'IA : inventaire des applications, responsabilités définies, explicabilité, contrôles indépendants et maîtrise des externalisations, selon une approche proportionnée.

Qui sollicite VEIA.AI dans la gestion d'actifs ?

Les associés, la direction ou le comité d'investissement d'une société de gestion, d'un fonds de private equity ou d'un gestionnaire de fortune, en France et en Suisse. Pour les family offices, voir la page dédiée.

VEIA.AI intervient-il sur les outils et les systèmes ?

VEIA.AI travaille sur la décision : usages, outils retenus, données admises, procédures du comité d'investissement, réversibilité. L'intégration technique reste aux prestataires informatiques, et la conformité conserve ses prérogatives.

Comment se fixe la mission ?

Le périmètre, les livrables, le calendrier et le prix sont fixés avec les associés avant de commencer. Le périmètre dépend de la taille de la société de gestion, des étapes concernées et des décisions à prendre.

Le conseil est-il indépendant des éditeurs de plateformes ?

Oui. VEIA.AI est indépendant des éditeurs et des intégrateurs, y compris des plateformes de deal flow et de data room. Christophe Picou est rémunéré uniquement par la société qui le mandate.

Parlons de votre société de gestion.

Un entretien de 15 minutes, par téléphone ou en visio, pour poser votre question et vérifier le périmètre d'un cadrage IA pour votre société de gestion.